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Lutte contre la corruption au Togo: AUSEP appelle les décideurs à l’action


Le Togo, un petit pays de l’Afrique de l'Ouest, est en proie à la corruption et ceci à une allure inquiétante. Et pourtant le gouvernement a mis en place des structures devant œuvrer pour l’orthodoxie financière et lutter efficacement contre ce fléau. Au rang de ces institutions figurent l’Inspection générale des finances (IGF), l’inspection générale de l’Etat (IGE), la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la Cour des comptes et la dernière en date est la HAPLUCIA, Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées. C’est devant l’inefficacité de ces institutions que l’association des usagers du service public (AUSEP) passe à la vitesse supérieure en interpellant celles-ci à l’action et non à l’immobilisme.

« Lutte contre la corruption! Non aux slogans. Oui aux actions de répression». C’est à travers ces mots que l’association AUSEP interpelle les autorités togolaises en particulier les institutions en charge de cette lutte dont la HAPLUCIA.  Pour les responsables de cette association, il est temps d’agir et sévir devant les cas de détournements des fonds publics qui ont cours dans le pays.  En témoignent les 26 milliards de FCFA détournés dans la construction de la route Lomé Vogan, les 600 millions disparus lors de la CAN 2017, le détournement de 500 milliards par la famille ADJAKLY au niveau du comité de fluctuations des prix des produits pétroliers révélé par le journal L’Alternative.  

L’AUSEP  à travers cette interpellation, appelle les décideurs politiques et la  HAPLUCIA en particulier, à aller au-delà des communiqués de condamnations des malversations financières, à des sanctions afin de dissuader des candidats à de pareils actes.

Il sied de préciser que la mise en place d'un panneau-géant placé au côté nord du Ministère des affaires étrangères(photo) dénonçant ce fléau,  fait partie d’une des acticités de l’AUSEP dans le cadre du projet d’appui à l’instauration de la bonne gouvernance parlementaire et administrative, financé par l’Union Européenne à travers  le Pro-CEMA.